jeudi 3 novembre 2011

Epsilon: Prélude

Il fit un tour sur soi-même, regarde tout autour de lui. Progressivement, ses cinq sens s'ouvrirent a son environnement. Il regarda dans le silence pendant de lourdes minutes la salle dans laquelle il se trouvait. Un style très vaniteux, des tableaux de grandes valeurs. Puis un léger bourdonnement lui vint à l'oreille, puis un vacarme. Sa tête semblait vouloir exploser. Le bruit s'estompa pour laisser place a une ambiance normale. Son odorat détecta une odeur assez désagréable. Comme si on avait brûler tout la pièce pendant des heures et des heures. Sa bouche vint pâteuse, mais aucun goût réellement.

Il eut une autre pensée, assez basique. Je suis qui? Aucun souvenir, aucune mémoire. Comme si on lui avait lavé le cerveau il y a quelque secondes. Il voyait, sentait et ressentait pour la première fois dans sa nouvelle mémoire. Une idée qu'il trouva assez amusante, et le prit avec légèreté. Il porta une main à son cou, ou une chaîne pesait. Il la regarda avec intrigue. Manuel Girouard .C'était probablement son nom. Au moins, il avait une base. Il restait...le reste. Oui, au fond, il était où? Il chercha une fenêtre des yeux, mais il n'en trouva point. Alors, il se dirigea vers la porte. Il élança sa main vers la poignée. Du métal froid, infiniment froid. Comme la mort. Il la tourna, puis poussa la porte. Elle était lourde, en bois. Il tomba a deux pouces d'un autre homme, qui le regardait avec un regard dur. Il recula de quelques pas, et failli trébucher. Il se raccrocha tant bien que mal sur une chaise en bois, qui éclata sous le choc. Des planches de bois manger par les termites.

Il releva les yeux, et vit que l'homme était lui aussi a la renverse. Il scruta la personne et le décor. Un miroir. Un vulgaire miroir. Et il vit un détail qui lui avait échapper. Sur le tapis rouge foncés du sol était posé un fusil gris argentés. Il le prit et l'observa calmement. Il l'ouvrit. Trois malheureuses balles. Il le glissa dans sa ceinture, derrière sa veste noir. Il refit un tour sur soi-même,mais aucune porte ne vint a son regard. Il s'approcha a grand pas vers le miroir et il posa une main sur celui-ci. Une vibration se fit sentir dans tout le long de son bras.

Il ressortit son fusil, le prit par le canon, et donna un grand coup de crosse dans le matériau. Le choc lui revint dans le bras et l'arme voltigea dans toute la pièce pour retomber durement sur le sol, ou il fit quelqu'un bond malheureux avant de tomber dessous une bibliothèque. Il se heurta le mur et fit gronder toute la pièce. Tout les livres se mirent à tomber ou a ce placer, formant une porte, vers un long tunnel noir. C'était presque trop beau, comme dans un film. Irréaliste, et pourtant.

Manuel mit un pied devant l'autre, et avança lentement, s'enfonçant dans le pénombre.

 À suivre...