mardi 15 janvier 2013

La pêche

J'étais un homme qui voyageait beaucoup, au temps où les voyages n'étaient pas accessible aux gens. Mais moi, je vivais de la nature, chassait, pêchait et dormait en foret. Le jour de cette histoire, c'était une fois où j'étais très loin dans la jungle, au Brésil. Je passais de gens en gens, parfois rencontrant des gens qui n'avaient que peu vu quelqu'un comme moi.

Un jour, de l'autre côté d'une rivière, il y avait un homme, qui, calé contre une pierre, pêchait. Or, il n'y avait qu'un problème, sa canne n'avait pas de corde. J'étais étonné, et curieux d'apprendre, je l'ai observé. Lorsque la lune remplaça le soleil, il se leva, et se dirigea vers son camp. Il n'avait aucun poisson. Moi, j'ai dormi là, pensant à cette homme.

Le lendemain, il était revenu, avant que je puisse me réveiller, encore avec une canne sans corde. Et le soir, toujours aucune prise. Je suis resté là. Il s'est passé trois jours comme cela, identique,sans prise. Au matin du quatrième jour, je me suis lassé de le voir attendre sans corde, et sans poisson. Comme je connaissait la langue de la région, je l'ai hélé, et je lui ai demander pourquoi il n'avait pas de corde.

Lentement,il a levé les yeux vers moi. Il semblait préoccuper, et aussitôt, il me répondit qu'il ne savait pas de quoi je parlais. Pour lui expliquer, j'ai sorti ma propre canne, avec une corde. Il m'a regardé comme si j'étais fou, puis, il reporta son regard vers la rivière. Au cours de la journée, je lui ai vanté sans cesse l'avantage de la corde, et qu'il n'allait jamais pêché sans cela.

En après-midi, il se fatigua de m'entendre, et pour me satisfaire, il me dit qu'il allait essayer, mais il ne me promettait rien. Je suis resté avec lui, et au bout de vingt minutes, il pêcha un poisson.

Heureux qu'il ait put enfin pêcher, je me suis levé, et lui ai laissé ma canne a pêche, j'en avait d'autres. J'ai levé le camp, et je suis parti, le sourire au visage. Quelque jours plus tard, voulant avoir de ses nouvelles, je suis retourné à la rivière. En arrivant, l'homme y était toujours, mais il avait cette canne, sans corde.

«Pourquoi ne pêcher vous pas avec un corde? C'est bien plus efficace pour attraper les poissons!»

«Vous savez, les gens qui viennent de votre coin, dehors de la forêt, on souvent le même problème. À chaque jour, au soleil levant, je viens ici pêcher, depuis longtemps. Je reste, et je pense. Dans ma tête se dessine de belle histoire. Lorsque le soleil se couche, je reviens chez moi. Là-bas, nous avons petits champs, pas très grand, mais qui nous permettent de manger. Et j'ai hâte, hâte au lendemain. Les poissons, ils m'ont rien faire! Vois-tu, il ne me sert a rien de faire quelque chose qui peut faire mal aux autres, alors que j'étais déjà heureux!»

Je me suis levé, et je suis parti. J'ai continué de marcher, de me promener, troublé. Un jour, j'ai croisé un citadin. Il me dit l'air étonné :

«Pourquoi ne vis-tu pas en ville? La vie y est bien meilleur!»

Intérieurement, j'ai souri. Pauvre homme travaillant à longueur de journée, pour attraper des poissons, alors que je suis ici, à rêver.