Blanc. Tout est blanc. Un blanc léger, omniscient et omnipotent. Je pourrais même jusqu'à dire que c'était un beau blanc. C'était même rassurant tant c'était calme. La journée était chaudement illuminé par un soleil généreux. Généreux, mais absent, car la boule de feu n'était pas dans les airs. Le ciel n'en était pas moins lumineux, uniformément recouvert par la lumière céleste. Et l'uniformité n'était point troublé par des oiseaux, des avions et la fumée des cheminées des usines habituelles. Il était pure, sans taches et sans bruit. Seulement du blanc. Je trouvais tout cela quand même troublant, car je ne pouvais me référer au ciel. J'avais l'habitude de calmer mes idées en me disant qu'il y avait quelqu'un au dessus de moi. Mais là, même les nuages ne planaient pas. Comme si il était seul au monde.
Mais yeux retombent tristement sur le sol, accablés par le poids de la solitude. Dans le trajet de mon regard, tout est encore de la même couleur, sans jamais changer. Je baisse encore plus les yeux, et maintenant c'est du sol. Enfin, lui, pour sa part, il n'était pas blanc, mais beige. Un sable doux et fin, au grain si minuscule qu'il semble couler sur lui-même. Il murmure, légèrement, si l'on prête l'oreille. Il dit des mots, des phrases qui doivent être entendu mais que personne ne comprends. Surtout quand le tout le monde, c'est sois même, seul au monde. Il se lamente,se plaint de l'eau ui ne cesse de l'importuné, fracassant son bleu profond conter le beige doux.
En y repensant, ça ne marches pas. Il ne se lamente pas car c'est bien une île sur laquelle je suis qui déchire l'eau. Elle avance, transperçant l'eau de ses grains de sable minuscule. Le bleu, quant a lui,est immobile et patiente, se faisant blessé par le sol.
Et en regardant encore mieux, l'île va en frapper une autre. C'est inévitable, l'île est en plein sur la trajectoire de la mienne. Les deux îles se regardent, se défient remplis d'insouciance. Et moi, j'ai peur, alors je ferme les yeux. Toujours cette couleur maudite qui me nargue, qui me poursuit jusque sous mes paupières. Mais j'attends encore,les deux yeux fermés, mais rien ne se passe. Toujours rien. Je me dis qu'il faudrait que j'ouvre les yeux, alors je le fait.
Il n'y a plus d'île, rien qu'un gros trou bleu devant la mienne. Mais où est elle. Un peu de sable dégringole des cieux, alors je regarde le ciel pour l'insulter. L'île vole. Elle vole très bien ma foi pour une île. Elle n'a ni de réacteur, ni d'aile, mais pourtant, elle vole.
Soudain, mon île freine brusquement. Normalement, le choc m,aurait projeter sur le sol, mais a la place, un vent me retiens. Une personne est sur mon île. En fait, c'était une roche, maintenant c'est une personne. Une fille, une femme. Tout vêtu de blanc. Elle flotte dans les airs, mais sa robe est si longue qu'elle touche sur le sol. Elle s'avance vers moi, et sur le sable,il y a une traînée blanche et angélique. Elle me tend la main, et je la touche. Elle est terriblement froid, mais douce.
-je suis Exa, et ceci est mon royaume. Les gens viennent et ils partent. Je suis seule,et je vis seule. Le monde ne savent pas pourquoi, mais ils doivent partir..alors moi, je les regardes passé. Il entre triste et épuisé et en ressorte heureux et rêveur. Tu dois partir, ainsi en va les choses.
-Et si je ne voulais pas. Je suis bien ici. Je pourrais te tenir compagnie, vivre avec toi, regarder les gens passer. Je ne peux pas retourner là-bas, tout est si coloré.
-Si tu voudrais rester, tu devrais mourir.
Je le sens, le monde me rejette, il m'aspire vers le mien, Je ne veux pas partir, mais je ne peux rester. Elle me tend la main encore. Je veux la tenir, au moins une fois avant de partir. Elle me donne un objet.
Tout cela, ce n'était qu'un rêve, bien sur. Mais ça me paraissait si réel. Je serre la main sur un petit cube de verre, tenant en son centre un grain de sable blanc, flottant mystiquement. Je la rejoindrai, plus tard. Je serres tellement le cube qu'il s'incruste dans ma peau. Une goutte de rouge retombe vers le sol, et tombe sur un tapis blanc. Un jour...
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