mardi 20 novembre 2012

Sous-sol

Il fait noir. Un noir si sombre qu'il te déchire les yeux. Je ne peux pas voir quelque centimètre devant moi. Pourquoi suis-je là, et pourquoi aucun souvenir me reviens, comme si ma mémoire avait été vidé? En me levant, je m'aperçois que mes jambes ne réagissent plus normalement. Mes gens sont entravés par une paralysie. Je frôle le mur, et
mes mains s'agrippent à une poignée de porte. De l'autre côté, il fait plus clair, je vois enfin.
J'ai du sang partout, des cascades vers mes pieds, mais tout est sèche. Un long couloir blanc, le sol est un tapis bleutée. Au contact, je m'aperçois que je ne portes pas de chaussures, ni de bas, que je suis en contact direct avec le sol. Un long rugissement au loin.
Il n'y a pas de fenêtre, aucune, nulle part. Je dois être sous terre, dans le sous sol d'une bâtisse. À la recherche d'un escalier, j'arpente les couloirs, mais me décourage très vite, c'est un vrai labyrinthe. Il y a des flèches un peu partout, mais je ne trouves quand même pas les sorties. Peut-être une, mais c'était barré. Le son du métal qui traîne sur le sol, un lourd crissement.
Qui suis-je, ou suis-je? Deux questions dont la réponse devrait être évidente normalement. Il y a un homme au bout de ce couloir, je ne suis pas seul. Enfin, c'est peut être un homme, mais je ne vois pas son visage. Il n'a pas de sang, lui, mais un veston. Il traîne une faux, l'origine du deuxième bruit. Encore un rugissement, tout proche.
Je fais volte face, c'est un chien. Un très gros chien, noir, à trois têtes. L'écume au bord des lèvres, je reculés d'un pas. Soudain, il s'adoucit et il trotte sagement jusqu'à l'homme. Ses têtes multiples déséquilibre le corps, qui n'est pas bâtis pour une telle morphologie. L'homme me tend la main. Voici la mort, je suis avec elle, et je suis à la morgue de l'hôpital.

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