samedi 1 février 2014

Mada Partie 2



Il était effondré sur le sol, proche de la porte, des centaines de feuilles l’entourant, la plupart gribouillé de son écriture mince et haute. Les feuilles continuaient de venir chaque jour, sans raison apparente. Il écrivait beaucoup, certes, mais n’en n’avait que faire. Il passa une main sur la joue, fraichement rasé. Il avait aucune idée comment, mais à chaque fois qu’il se réveillait, il avait été rasé, et plus de papier trainait au centre de la pièce.
Une seule chose particulière, les feuilles de son journal, seulement elle, disparaissait une journée, et revenait celui d’après. Comme si quelqu’un devait le lire, autre que lui. Il y a avait quelqu’un, c’était sûr, quelqu’un qui l’observait et l’étudiait.
Aujourd’hui, ou du moins ce qu’il pensait être un jour, était le 23 moment de réveil. Il avait passé tout son temps à frapper sur la porte. Il perdait vite de sa forme, et il s’en rendait compte, il s’essoufflait rapidement. Il se disait qu’il devrait commencer à s’entrainer seul, pendant ses journées, mais qu’il le ferait demain.
Il se releva et se dirigea vers la couchette, et se leva retomber dedans. Aujourd’hui, il n’avait pas écrit. Il écrirait un autre jour, il était épuisé. Il prit la feuille qui était sur son lit, et le plaça une des tablettes de l’étagère. Il tourna les talons se tomba de nouveau dans son lit, fermant ses paupières.
La lumière rouge et l’énorme silence retentit de nouveau. Il prit le contrat dans ses mains et le souleva dans les airs, pour montrer qu’il n’y avait pas touché, mais ça ne s’arrêta pas. Il repensa à ce qui aurait pû provoquer cela quelque instants, avant de se diriger à nouveau vers l’armoire, reprendre le papier. La lumière et le silence s’interrompit. Alors IL voulait que Mada écrive.
Il chercha des yeux une caméra, mais ne trouva rien. Il se dit qu’il n’avait rien à perdre, alors il commença à écrire sa journée. Quand il eut finit, au lieu de reposer le crayon, il prit un autre papier et il commença à écrire. Je suis Mada.

Qui êtes-vous? Pourquoi suis-je ici? Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté. Je veux sortir d’ici. Maintenant. Aidez-moi.

Il se releva, plaça le message bien en vue devant la porte. Il se place en tailleur devant, et entendit de longues heures devant. Ses lèvres se mirent à bouger, et il s’étonna lui-même. Un message, répété encore et encore, martelant sa tête.
Je suis Mada, dernier homme de mon monde. Je veux et j’aurai liberté. Blanc n’est pas la couleur de mon sang. Blanc n’est pas la couleur de mon monde. Il le dit jusqu’à s’épuisé. Cette nuit-là, ou en tout cas sa nuit, il ne dormit pas dans son lit, mais devant sa porte, allongé à même le sol.
Lorsqu’il se réveilla, il était sur la couchette. Son journal d’hier n’était plus là, mais sa lettre non plus. Plus de nouveau papier au centre de la pièce. À la place, il y avait un livre. Tout son page était blanc. À côté, une affiche. Rouge. Un grand carré rouge.

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