samedi 1 février 2014

Mada Partie 1



Réveil

Les lumières s’allumèrent de façon soudaine, un soleil trop fort pour ses paupières fermés, le tirant de son sommeil. Il se leva de façon abrupte, chercha à se cacher avec ses mains de la source de la lumière, en vain. Il passa ses jambes hors de la couchette, pour prendre appui au sol, et regarda autour de lui. Une pièce blanche, avec les aménagements rudimentaires.
Un lit double étage, une toilette, un lavabo, un garde-manger, une armoire et une douche. Tout ce qui semblait être un croisement entre un minuscule appartement et une cellule. Mais le plus important, aucun souvenir. Il ne savait pas comment il était arrivé là, ni ce qu’il faisait là. Mais il y était, dans cette salle aussi blanche que la neige. Il se leva lentement, avec tout le mal du monde et se dirigea vers le garde-manger, qu’il ouvrit. Que de la nourriture en canne, des centaines de cannes aligner les unes à côté des autres. Il en avait pour des mois. Puis, il ouvrit l’armoire. Des vêtements, aussi blanc que la pièce, aussi blanc que ceux qu’il portait.
Et sur le dessus des piles de vêtements, il y avait un papier. Ça semblait à un contrat, disant qu’il acceptait de rester ici. Ça signature en bas, sans temps, sans mention de perte de mémoire, sans mention d’une quelconque raison. Il chiffonna la lettre, qu’il jeta à travers la pièce.
Aussitôt, l’éclairage changea au rouge, avec un bruit sourd, si sourd que cela semblait un silence totale, assourdissant. Sans savoir pourquoi, il cria. Il se précipita vers la porte, mais il n’y avait pas de poignée. Il frappa à grand coup sur la porte, mais personne de répondit. Il sentait une peur le tiraillé, escaladé en lui comme un virus prenant possession de son corps.
Puis il songea au papier. Il se releva d’un seul saut, prit la boule de papier, la déplia et l’appliqua sur le mur pour la lissé. Aussitôt, la lumière rouge cessa d’elle-même, et le silence s’interrompit, avec un bruit blanc. Il se laisse retomber au sol, étira pour déposer le papier sur son lit, puis laissa sortir un long souffle de soulagement.
Lorsqu’il se sentit mieux, il se dit qu’il n’avait à faire ce qu’il faisait normalement, et pris donc sa douche, changea de vêtement et puis finalement mangea. Il n’avait aucune idée de l’heure, et ne savait donc pas s’il mangeait un déjeuner, un diner ou un souper. Ce n’était pas vraiment cela qui changeait le goût, de toute façon.
Quand il eut fini, il se dit qu’il n’avait rien d’autre à faire que dormir, et c’est ce qu’il fit. Le lendemain, ou peu de temps après, il y avait du papier et des crayons au centre de la pièce, arriver comme par magie. Il trouva cela étrange, par le fait qu’il avait normalement le sommeil léger, et que personne n’aurait pût rentrer sans le réveiller, mais cela ne le dérangeait pas. Quelqu’un était à l’extérieur, et le regardait, prenait soin de lui.
Il prit le papier, et se dit tout de suite qu’il serait bien de garder un journal, pour ne pas devenir cinglé. Il avait signé pour rester ici, et même si il n’avait plus la mémoire, il devait bien avoir une raison. Peut-être était-il déjà cinglé, mais peu importe. Il garderait trace de sa vie, et on pourrait étudier cela. Peut-être était-il aussi un cobaye, pour une expérience.
Il prit le crayon dans ses mains et s’approcha de la feuille. Je suis, Et il s’arrêta. Qui il était? C’était ridicule, c’est dans les choses évidentes de savoir qui ont est, son nom, prénom. C’est naturel de garder une trace de qui on est. Et il en avait plus la moindre idée.
Il laissa retomber le crayon sur le papier, et pris un instant de recul. Il lui fallait un souvenir, un moindre souvenir de sa vie avant. Quel âge avait-il? À quoi ressemblait-il? Il était vraisemblablement de corpulence moyenne, et des cheveux plutôt longs lui arrivaient devant les yeux. Comme à moyenne des gens. Il avait de toute évidence aucune idée de qui il était.

Mais il devait s’identifier. Trouver un moyen de tracer une ligne entre lui, et le reste du monde. Hors, il n’y avait plus personne. Il était seul, comme au commencent. Il était un Adam, mais il avait été déserté par les hommes, plutôt qu’être un précurseur. Il en était tout le contraire, pourtant, cette pensée lui retombait sans cesse dans sa tête, comme des coups de marteau.

Je suis Mada, le dernier homme de mon monde.

À suivre...

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