Réveil
Les lumières s’allumèrent de façon soudaine, un soleil trop
fort pour ses paupières fermés, le tirant de son sommeil. Il se leva de façon
abrupte, chercha à se cacher avec ses mains de la source de la lumière, en vain.
Il passa ses jambes hors de la couchette, pour prendre appui au sol, et regarda
autour de lui. Une pièce blanche, avec les aménagements rudimentaires.
Un lit double étage, une toilette, un lavabo, un
garde-manger, une armoire et une douche. Tout ce qui semblait être un
croisement entre un minuscule appartement et une cellule. Mais le plus
important, aucun souvenir. Il ne savait pas comment il était arrivé là, ni ce
qu’il faisait là. Mais il y était, dans cette salle aussi blanche que la neige.
Il se leva lentement, avec tout le mal du monde et se dirigea vers le
garde-manger, qu’il ouvrit. Que de la nourriture en canne, des centaines de
cannes aligner les unes à côté des autres. Il en avait pour des mois. Puis, il
ouvrit l’armoire. Des vêtements, aussi blanc que la pièce, aussi blanc que ceux
qu’il portait.
Et sur le dessus des piles de vêtements, il y avait un
papier. Ça semblait à un contrat, disant qu’il acceptait de rester ici. Ça
signature en bas, sans temps, sans mention de perte de mémoire, sans mention d’une
quelconque raison. Il chiffonna la lettre, qu’il jeta à travers la pièce.
Aussitôt, l’éclairage changea au rouge, avec un bruit sourd,
si sourd que cela semblait un silence totale, assourdissant. Sans savoir
pourquoi, il cria. Il se précipita vers la porte, mais il n’y avait pas de
poignée. Il frappa à grand coup sur la porte, mais personne de répondit. Il
sentait une peur le tiraillé, escaladé en lui comme un virus prenant possession
de son corps.
Puis il songea au papier. Il se releva d’un seul saut, prit
la boule de papier, la déplia et l’appliqua sur le mur pour la lissé. Aussitôt,
la lumière rouge cessa d’elle-même, et le silence s’interrompit, avec un bruit
blanc. Il se laisse retomber au sol, étira pour déposer le papier sur son lit,
puis laissa sortir un long souffle de soulagement.
Lorsqu’il se sentit mieux, il se dit qu’il n’avait à faire
ce qu’il faisait normalement, et pris donc sa douche, changea de vêtement et
puis finalement mangea. Il n’avait aucune idée de l’heure, et ne savait donc
pas s’il mangeait un déjeuner, un diner ou un souper. Ce n’était pas vraiment
cela qui changeait le goût, de toute façon.
Quand il eut fini, il se dit qu’il n’avait rien d’autre à
faire que dormir, et c’est ce qu’il fit. Le lendemain, ou peu de temps après,
il y avait du papier et des crayons au centre de la pièce, arriver comme par
magie. Il trouva cela étrange, par le fait qu’il avait normalement le sommeil
léger, et que personne n’aurait pût rentrer sans le réveiller, mais cela ne le
dérangeait pas. Quelqu’un était à l’extérieur, et le regardait, prenait soin de
lui.
Il prit le papier, et se dit tout de suite qu’il serait bien
de garder un journal, pour ne pas devenir cinglé. Il avait signé pour rester
ici, et même si il n’avait plus la mémoire, il devait bien avoir une raison.
Peut-être était-il déjà cinglé, mais peu importe. Il garderait trace de sa vie,
et on pourrait étudier cela. Peut-être était-il aussi un cobaye, pour une
expérience.
Il prit le crayon dans ses mains
et s’approcha de la feuille. Je suis, Et il s’arrêta. Qui il était? C’était
ridicule, c’est dans les choses évidentes de savoir qui ont est, son nom,
prénom. C’est naturel de garder une trace de qui on est. Et il en avait plus la
moindre idée.
Il laissa retomber le crayon sur
le papier, et pris un instant de recul. Il lui fallait un souvenir, un moindre
souvenir de sa vie avant. Quel âge avait-il? À quoi ressemblait-il? Il était vraisemblablement
de corpulence moyenne, et des cheveux plutôt longs lui arrivaient devant les
yeux. Comme à moyenne des gens. Il avait de toute évidence aucune idée de qui
il était.
Mais il devait s’identifier.
Trouver un moyen de tracer une ligne entre lui, et le reste du monde. Hors, il
n’y avait plus personne. Il était seul, comme au commencent. Il était un Adam,
mais il avait été déserté par les hommes, plutôt qu’être un précurseur. Il en
était tout le contraire, pourtant, cette pensée lui retombait sans cesse dans
sa tête, comme des coups de marteau.
Je suis Mada, le
dernier homme de mon monde.
À suivre...
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