samedi 1 février 2014

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Bonjour, je m'appelle Aleksander, je suis un jeune auteur. Ces nouvelles sont des œuvres non corrigés et non révisé, écrit en but de me vider le cerveau, car je suis en rédaction d'un texte beaucoup plus gros. Pour suivre l'avancement de mon texte, vous pouvez m'ajoutez sur Facebook, sous le nom Aleksander Gan ( https://www.facebook.com/pages/Aleksander-Gan/142678732597307 ) De plus, je suis à la recherche d'un ou d'une dessinatrice, pour faire un projet commun texte-dessin. Je souhaiterais avoir quelqu'un d'appliquer, et de préférence jeune. N'hésitez pas à laisser des commentaires au texte!

Mada Partie 2



Il était effondré sur le sol, proche de la porte, des centaines de feuilles l’entourant, la plupart gribouillé de son écriture mince et haute. Les feuilles continuaient de venir chaque jour, sans raison apparente. Il écrivait beaucoup, certes, mais n’en n’avait que faire. Il passa une main sur la joue, fraichement rasé. Il avait aucune idée comment, mais à chaque fois qu’il se réveillait, il avait été rasé, et plus de papier trainait au centre de la pièce.
Une seule chose particulière, les feuilles de son journal, seulement elle, disparaissait une journée, et revenait celui d’après. Comme si quelqu’un devait le lire, autre que lui. Il y a avait quelqu’un, c’était sûr, quelqu’un qui l’observait et l’étudiait.
Aujourd’hui, ou du moins ce qu’il pensait être un jour, était le 23 moment de réveil. Il avait passé tout son temps à frapper sur la porte. Il perdait vite de sa forme, et il s’en rendait compte, il s’essoufflait rapidement. Il se disait qu’il devrait commencer à s’entrainer seul, pendant ses journées, mais qu’il le ferait demain.
Il se releva et se dirigea vers la couchette, et se leva retomber dedans. Aujourd’hui, il n’avait pas écrit. Il écrirait un autre jour, il était épuisé. Il prit la feuille qui était sur son lit, et le plaça une des tablettes de l’étagère. Il tourna les talons se tomba de nouveau dans son lit, fermant ses paupières.
La lumière rouge et l’énorme silence retentit de nouveau. Il prit le contrat dans ses mains et le souleva dans les airs, pour montrer qu’il n’y avait pas touché, mais ça ne s’arrêta pas. Il repensa à ce qui aurait pû provoquer cela quelque instants, avant de se diriger à nouveau vers l’armoire, reprendre le papier. La lumière et le silence s’interrompit. Alors IL voulait que Mada écrive.
Il chercha des yeux une caméra, mais ne trouva rien. Il se dit qu’il n’avait rien à perdre, alors il commença à écrire sa journée. Quand il eut finit, au lieu de reposer le crayon, il prit un autre papier et il commença à écrire. Je suis Mada.

Qui êtes-vous? Pourquoi suis-je ici? Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté. Je veux sortir d’ici. Maintenant. Aidez-moi.

Il se releva, plaça le message bien en vue devant la porte. Il se place en tailleur devant, et entendit de longues heures devant. Ses lèvres se mirent à bouger, et il s’étonna lui-même. Un message, répété encore et encore, martelant sa tête.
Je suis Mada, dernier homme de mon monde. Je veux et j’aurai liberté. Blanc n’est pas la couleur de mon sang. Blanc n’est pas la couleur de mon monde. Il le dit jusqu’à s’épuisé. Cette nuit-là, ou en tout cas sa nuit, il ne dormit pas dans son lit, mais devant sa porte, allongé à même le sol.
Lorsqu’il se réveilla, il était sur la couchette. Son journal d’hier n’était plus là, mais sa lettre non plus. Plus de nouveau papier au centre de la pièce. À la place, il y avait un livre. Tout son page était blanc. À côté, une affiche. Rouge. Un grand carré rouge.

Mada Partie 1



Réveil

Les lumières s’allumèrent de façon soudaine, un soleil trop fort pour ses paupières fermés, le tirant de son sommeil. Il se leva de façon abrupte, chercha à se cacher avec ses mains de la source de la lumière, en vain. Il passa ses jambes hors de la couchette, pour prendre appui au sol, et regarda autour de lui. Une pièce blanche, avec les aménagements rudimentaires.
Un lit double étage, une toilette, un lavabo, un garde-manger, une armoire et une douche. Tout ce qui semblait être un croisement entre un minuscule appartement et une cellule. Mais le plus important, aucun souvenir. Il ne savait pas comment il était arrivé là, ni ce qu’il faisait là. Mais il y était, dans cette salle aussi blanche que la neige. Il se leva lentement, avec tout le mal du monde et se dirigea vers le garde-manger, qu’il ouvrit. Que de la nourriture en canne, des centaines de cannes aligner les unes à côté des autres. Il en avait pour des mois. Puis, il ouvrit l’armoire. Des vêtements, aussi blanc que la pièce, aussi blanc que ceux qu’il portait.
Et sur le dessus des piles de vêtements, il y avait un papier. Ça semblait à un contrat, disant qu’il acceptait de rester ici. Ça signature en bas, sans temps, sans mention de perte de mémoire, sans mention d’une quelconque raison. Il chiffonna la lettre, qu’il jeta à travers la pièce.
Aussitôt, l’éclairage changea au rouge, avec un bruit sourd, si sourd que cela semblait un silence totale, assourdissant. Sans savoir pourquoi, il cria. Il se précipita vers la porte, mais il n’y avait pas de poignée. Il frappa à grand coup sur la porte, mais personne de répondit. Il sentait une peur le tiraillé, escaladé en lui comme un virus prenant possession de son corps.
Puis il songea au papier. Il se releva d’un seul saut, prit la boule de papier, la déplia et l’appliqua sur le mur pour la lissé. Aussitôt, la lumière rouge cessa d’elle-même, et le silence s’interrompit, avec un bruit blanc. Il se laisse retomber au sol, étira pour déposer le papier sur son lit, puis laissa sortir un long souffle de soulagement.
Lorsqu’il se sentit mieux, il se dit qu’il n’avait à faire ce qu’il faisait normalement, et pris donc sa douche, changea de vêtement et puis finalement mangea. Il n’avait aucune idée de l’heure, et ne savait donc pas s’il mangeait un déjeuner, un diner ou un souper. Ce n’était pas vraiment cela qui changeait le goût, de toute façon.
Quand il eut fini, il se dit qu’il n’avait rien d’autre à faire que dormir, et c’est ce qu’il fit. Le lendemain, ou peu de temps après, il y avait du papier et des crayons au centre de la pièce, arriver comme par magie. Il trouva cela étrange, par le fait qu’il avait normalement le sommeil léger, et que personne n’aurait pût rentrer sans le réveiller, mais cela ne le dérangeait pas. Quelqu’un était à l’extérieur, et le regardait, prenait soin de lui.
Il prit le papier, et se dit tout de suite qu’il serait bien de garder un journal, pour ne pas devenir cinglé. Il avait signé pour rester ici, et même si il n’avait plus la mémoire, il devait bien avoir une raison. Peut-être était-il déjà cinglé, mais peu importe. Il garderait trace de sa vie, et on pourrait étudier cela. Peut-être était-il aussi un cobaye, pour une expérience.
Il prit le crayon dans ses mains et s’approcha de la feuille. Je suis, Et il s’arrêta. Qui il était? C’était ridicule, c’est dans les choses évidentes de savoir qui ont est, son nom, prénom. C’est naturel de garder une trace de qui on est. Et il en avait plus la moindre idée.
Il laissa retomber le crayon sur le papier, et pris un instant de recul. Il lui fallait un souvenir, un moindre souvenir de sa vie avant. Quel âge avait-il? À quoi ressemblait-il? Il était vraisemblablement de corpulence moyenne, et des cheveux plutôt longs lui arrivaient devant les yeux. Comme à moyenne des gens. Il avait de toute évidence aucune idée de qui il était.

Mais il devait s’identifier. Trouver un moyen de tracer une ligne entre lui, et le reste du monde. Hors, il n’y avait plus personne. Il était seul, comme au commencent. Il était un Adam, mais il avait été déserté par les hommes, plutôt qu’être un précurseur. Il en était tout le contraire, pourtant, cette pensée lui retombait sans cesse dans sa tête, comme des coups de marteau.

Je suis Mada, le dernier homme de mon monde.

À suivre...

lundi 20 janvier 2014

L'Atzender

Il y a un moment de l’histoire que, j’espère, sera oublié rapidement, lavé de sa noirceur pas la marque invisible qu’elle aura laissé dans l’humanité. Ce fut le moment où les gens se tuaient pour des folies, craignant les fureurs d’un Dieu colérique, où les gens voulaient des sottises, tel le pouvoir, la richesse, et l’importance. Si, comme je le crois, plus rien n’est tel, alors nous avons suivi le bon chemin. Dans d’autres cas… Dans le plus profond précipice de cette époque, il y avait tellement de morts que l’on n’en parlait simplement plus. Chaque jour, des gens disparaissaient et nous savions, dans un lourd silence collectif, que ces gens n’étaient pas partis pas les colères du Dieu, mais bien par un morceau de fer, ayant volé dans la mauvaise direction, au mauvais moment. J’ai vécu mon enfance dans une petite ville de Davenport, dans l’État de Washington. On n’était pas beaucoup, mais cette ville a eu, plus tard, le prestige d’avoir vue grandir le petit Benjamin Azet, dans l’unique école de quartier. Il était deux années de plus vieux que moi, mais je l’avais déjà remarqué, comme tout le monde d’ailleurs. C’était un de ses brillants orateurs, ceux qu’on en croise qu’une fois dans sa vie. D’un seul souffle, un seul clignement de l’œil, tout le monde était de son avis, moi compris. Il avait ce talent inné à lui faire confiance, quelque chose de réconfortant quand on voyait le monde extérieur. Lorsqu’il quitta l’école, il tomba dans l’oubli. Comme si en quelques jours, il avait disparu complètement de la communauté très serré de Davenport. On mit cela sur le dos de l’Université, qu’il avait déménagé ailleurs, plus loin que nos regards portaient. Pourtant, après seulement deux ans, il revint, se présentant à la mairie. Son succès fût, bien sûr, indéniable, et il se trouva au poste qu’il souhaitait. Un peu de cela, je me le dis, devint l’étincelle qui fit exploser le chaos, la dernière lumière. De ce pouvoir, comme tout le monde d’ailleurs, il n’en eut pas assez, il avait soif et ce n’était pas toute l’eau de Davenport qui pouvait le sustenter. Ce fut donc d’habiles tours d’économie et de politique qu’il rallia quelque villes du voisinage sous sa cause, devenant le centre de quelque chose de plus important. Mais ce n’était pas encore assez, alors contre vent et marée, il se créa son petit royaume, sur le bord du Centre du monde, les États-Unis. D’ailleurs, celle-ci ne fit rien, et ce, pour un long moment. Leur réaction fût si lente, que le temps qu’il envoie quelqu’un, il avait 300 000 personnes sous le drapeau de celui au sourire si charmant. On le prit comme une menace pour l’ordre, car il devenait une si grande influence sur ses gens, qu’il manquait autant de gens aux élections fédérale, aux taxes, aux impôts, comme si ces gens ne se rattachaient plus au pays. Ce qui les alarma, c’est ce qui se passa au Canada. Eux, c’était la Colombie-Britannique. Un mystérieux dirigeant, un étranger, les avait attirés sous la lueur d’une promesse de pays libre, de taxes faibles, plus de dettes et tout le tralala. Ce n’était pas le dixième de la province, comme il en était avec l’État voisin. C’était la totalité, les idées contraires étaient expulsées du nouveau petit État. Et cet état, il avait une armée, plus grande que ce que les deux pays auraient pût croire, ou ce qu’il voulut croire. Le dirigeant n’était plus un président, ni un roi, il était l’Atzender. Un puissant dirigeant aux pleins pouvoirs, gentil et attachants. Avec la plus grande réticence face au nouvel ennemi, dévorant les états voisins et grandissant ses rangs de ces hommes, les États-Unis leur déclenchèrent la guerre, le Canada en fit de même. Mais l’État libre de Davenport, ou Daven, était financé grandement. Premièrement, en homme, par tous les pays qui en voyait le paradis qu’on leur annonçait, la beauté d’un pays neuf, sans problème, sans corruption. Une seule règle pour rentrer, chaque famille arrivante devait envoyer au moins un soldat à la guerre, qui était extrêmement bien payé d’ailleurs. Sinon, il pouvait toujours amener une autre famille, et là, il n’avait point besoin de soldat de famille. Deuxièmement, en militaire, par la Chine et la Russie, bien qu’elles le nièrent, souhaitant prendre plus de place dans le monde en envoyant la puissance s’entre-déchirer. Daven gagna. Près de 300 millions de fiers citoyens habitait maintenant le paradis. Mais l’Atzender n’en avait pas assez. Il transforma l’armée en Blues Archangels, la nouvelle puissance. Les deux commanditaires coupèrent rapidement les dons, voyant bien le nouveau monstre qu’il avait créé, mais comment arrêter ce problème, ne cessant de s’agrandir en superficie, population et économie. Les États-Unis se replièrent beaucoup, ne sachant plus quoi faire et maintenir la guerre. Ce fut au sommet de sa puissance qu’il déclara la guerre au monde, ne le jugeant pas assez idéale. Ce fut une guerre longue, pénible, sauf pour les Blues Archangels, fier de mourir au combat, fier de servir le paradis. Il n’avait jamais rien eut de telle, si bien qu’on ne l’appela pas guerre mondiale. Ce n’était plus une guerre, c’était un massacre. Sans allié autre que la population du monde entier, qui créait des rebellions dans les pays. Affaiblit par les émeutes, ils ne supportaient pas les canons des Blues Archangels. Ce fut le tour de la solution nucléaire. Mais bien avant que les pays aient le temps d’agir, les spécialistes qui les manœuvraient étaient recueillis entre les doux bras de l’Atzender. Vous vous demandez bien sûr comment cela a fini bien sûr. Ce fut lorsqu’on me mit à la corvée de ménage des sous-sols des plus grands complexes militaires, là où personne n’allait. En poussant la porte, je compris. Des cadavres, par milliers ou par millions, devant des grands machines, poussant les corps vers des fours. Mais le four n’était pas en sens unique. Comment nettoyer les gens qui n’aimaient pas l’Atzender. Comme faire en sorte que presque personne ne mourait dans les rangs des Blues Archangels. Surtout, comment nourrir si rapidement une population si grandissante, alors que les champs prenaient un temps fou à être planté. Toute la nourriture de Daven était…Non. Je devais sortir, je devais respirer. Au grand air, je vis un immense écran, montrant les dents blanches et saines de l’Atzender, celui qu’on n’en voyait jamais manger. Tout simplement parce qu’il ne mangeait pas la même chose. Et le pire, c’était le seul par ce fait qui n’était pas un monstre parmi nous. Soudainement, je me sentis si loin de Davenport, la petite ville à moins de 2000 habitants. 16 000 lieues de chez moi, et pourtant, je n’avais jamais déménagé. À quelques siècles de ma maison, mais je n’avais vécu que 40 ans. Il était le monstre au-dessus de nous. Alerter de ma fuite, on vint me chercher, me passant des menottes. Je savais, et savoir n’était plus toléré. On m’offrit deux choix, soit nourrir la machine des cadavres, soit la nourrir du mien. Car au fond, Daven était une énorme machine, une machine affamé qui avait besoin de son peuple, avait besoin de vivre. Demain, l’Atzender sourira au monde de ses dents blanches. Il aura soif, autant qu’il a soif maintenant. Demain viendra le pire, mais je ne serai plus là.